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14 septembre 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Il court le Marathon de Boston… à Saint-Louis-de-Gonzague

Jean-Michel Landry

©Crédit-photo: Jean-Michel Landry

Inquiet d’éprouver des difficultés à enregistrer son temps en raison de l’absence de signal Internet dans le secteur où il a couru, Jean-Michel Landry a pris quelques photos de lui, dont celle-ci, afin de prouver sa progression. Le coureur n’a finalement eu aucun problème à faire attester sa performance par l’organisation du Marathon de Boston et a d’ailleurs déjà reçu son certificat de participation.

Jean-Michel Landry a été accueilli à la maison, le 11 septembre dernier, par sa conjointe et ses trois enfants après avoir couru 42,2 kilomètres sur le territoire de Saint-Louis-de-Gonzagne, dans l’arrière-pays de Carleton-sur-Mer. À près de 1200 kilomètres de là où il aurait dû s’élancer et dans une tout autre ambiance que celle qui caractérise cet événement d’envergure, l’athlète de 35 ans venait, mine de rien, de compléter… le Marathon de Boston!

Bien qu’il l’ait remportée, le coureur ne visait pas la victoire lors de sa participation au Marathon Baie-des-Chaleurs, en 2019 : c’est précisément une qualification pour la course bostonnaise qu’il avait dans la mire. Avec un temps de 2h54, l’athlète de Carleton-sur-Mer a obtenu son laissez-passer pour la 124e édition de la compétition américaine qui a traditionnellement lieu en avril.

Or, après avoir été reportée au 14 septembre en raison de la pandémie de la COVID-19, la course s’est finalement déroulée de façon entièrement virtuelle. Afin de recevoir leur médaille, les personnes inscrites disposaient d’une semaine pour s’exécuter sur le trajet de leur choix et pour envoyer à l’organisation une preuve de leur exploit. Décidant de « transformer sa déception en une opportunité », l’adepte de course en sentiers a opté pour une expérience sur mesure. « J’ai tout simplement demandé à mon père de venir me porter à 42,2 kilomètres dans le bois, à partir de la maison. Rendu-là, on a arrêté l’auto et j’ai viré de bord pour revenir chez nous à la course », relate en riant le marathonien.

Muni d’une montre GPS, le Gaspésien a effectué la distance réglementaire en 3h26. Il faut préciser que le tracé parcouru revêtait un coefficient de difficulté non négligeable. « Je ne l’ai pas vraiment choisi, donc malheureusement pour moi, c’était un parcours qui avait un dénivelé positif beaucoup plus élevé que ce que j’aurais voulu. Au total, mon parcours a donné à peu près 800 mètres de dénivelé positif. Ça montait beaucoup, quand même! […] Pour ce qui est du temps, je ne me suis pas vraiment donné de chance », admet-il avant de s’esclaffer.

La course, effectuée dans un panorama à couper le souffle où se multiplient les éoliennes, s’est néanmoins très bien déroulée, assure celui qui devrait sous peu recevoir sa médaille.

Partie remise

Jean-Michel Landry rêvait d’être sur la ligne de départ du Marathon de Boston afin de vivre pleinement l’ambiance survoltée du mythique événement sportif, auquel assistent quelque 500 000 personnes chaque année. Ce dernier est bien loin d’abandonner l’idée de faire partie des 30 000 coureurs lors d’une édition ultérieure. « Je l’ai fait! J’ai honoré le marathon que j’aurais dû faire là-bas, mais c’est sûr que je vais réessayer de me réinscrire. Ce n’est pas que je n’ai pas aimé le Marathon de Boston à Saint-Louis-de-Gonzague, mais j’aimerais bien vivre le Marathon de Boston… à Boston! », lance-t-il.

L’expérience du sportif acquise le 11 septembre dernier sera néanmoins bien loin d’être vaine, puisqu’elle constitue en quelque sorte un entraînement en vue de sa prochaine compétition. M. Landry prendra en effet le départ de l’Ultraman Trail/Vélo de Bromont, le 10 octobre. Dans le cadre de cette compétition d’endurance tenue en montagne, l’athlète devra, en matinée, parcourir 80 kilomètres sur deux roues; il franchira ensuite la même distance, cette fois à la course, le soir même.

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