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Passeport pour la Baie-des-Chaleurs

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05 octobre 2021

Un « citoyen du monde » au service des Gaspésiens

PASSEPORT POUR LA BAIE-DES-CHALEURS

Passeport BDC

©Photo Gracieuseté

Akotchayé Lawin-Ore souhaite que la diversité culturelle soit encore plus célébrée en Gaspésie.

La Gaspésie est une terre d’opportunités. C’est de cette façon qu’Akotchayé Lawin-Ore a perçu la région quand il y a mis le pied pour la première fois. Depuis, le béninois d’origine, grand amoureux des autres, y a trouvé sa niche, après avoir parcouru les quatre coins de la francophonie.

Akotchayé Lawin-Ore est établit en sol québécois depuis moins de quatre ans. Contrairement à plusieurs autres nouveaux arrivants, qui choisissent, avec raison, de se rapprocher de leur communauté dans les grands centres, Akotchayé, lui, cherchait la tranquillité et le grand air. C’est pourquoi sa première destination à été Rimouski.

Il explique, à la blague, qu’à la seconde où il a mis le pied au Québec, en traversant la douane, qu’il a su qu’il arrivait à quelque part de spécial. Quand même les douaniers sont « accueillants », c’est qu’il y a quelque chose de particulier ici!

Ce n’est que quelques temps plus tard que lui et sa copine font le saut encore plus à l’Est, à New Richmond. « Je ne me considère pas plus comme un citoyen de New Richmond ou du Bénin. Je suis un citoyen du monde », lance le sympathique béninois de 34 ans, abordant sa nature curieuse et sa grande envie de voyage.

Il faut le voir pour le croire

Une fois qu’il a quitté son nid familial au Bénin après ses études secondaires, Akotchayé Lawin-Ore a transigé vers la France. Après plusieurs années sur le vieux continent, il envisageait de venir s’installer au Canada. Cette envie a toutefois coïncidé avec une rencontre qui changera sa vie (et ses plans) : celle de sa copine.

Pour la tendre moitié d’Akotchayé, la Canada n’était pas une option. Il a donc dû mettre son souhait de côté, mais pas aussi longtemps qu’il ne l’aurait cru…

Ce n’est qu’en 2017 que la donne a changée. Sa conjointe, qui est chercheure, est invitée à un colloque à Chicoutimi. C’est à ce moment qu’elle a compris pourquoi Akothcayé avait les yeux rivés vers le Québec. Elle n’y aurait pas cru, mais elle est tombée en amour avec le Québec et ses gens.

Les défis de 2020

La pandémie mondiale aura amené son lot d’embuches pour bien des gens. Ça aura aussi été l’occasion pour plusieurs de faire une introspection. Akotchayé n’y fait pas exception.

« Je ne l’aurais pas passé (la pandémie) ailleurs. Ça a bien été pour moi. Je me sens choyé d’être dans un pays avec un système de santé qui aurait pu me soigner si j’étais tombé malade », affirme-t-il.

Seule ombre au tableau, c’est qu’il aurait beaucoup aimé voir sa mère, au Bénin, le jour de son anniversaire, entouré de toute sa famille proche. Malgré tout, il a réussi à y être d’une certaine façon, grâce à la technologie.

Être au service de sa communauté

Akotchayé est un homme facile d’approche et passionné des autres. Il est un amant de la culture et s’engage, dans son quotidien, à y être un fervent défenseur.

Après un passage au sein de la Société canadienne du Cancer, à New Richmond, emploi qu’il a grandement apprécié, ne serait-ce que par les rencontres qu’il a pu y faire, celui que l’on surnomme « Tchayé », fidèle à lui-même, s’est tourné vers d’autres défis. C’est alors qu’il postule pour combler le poste de coordonnateur aux loisirs et à la vie communautaire à la municipalité de Nouvelle. La petite municipalité de la Baie-des-Chaleurs ne savait peut-être pas, au moment de son embauche, qu’elle s’apprêtait à frapper un coup de circuit.

Akotchayé travaille auprès d’une jeune équipe dynamique. Il œuvre à promouvoir la diversité et la culture locale. Il se dévoue, grâce à son esprit créatif et son approche rassembleuse, à préparer, proposer et organiser des projets pour dynamiser la municipalité et pour que les jeunes s’épanouissent. Bien qu’il considère la charge de travaille reliée à ce travaille imposante, il est bien content de cette opportunité. « Il y a tout à faire, à Nouvelle. Nous sommes en transition, et c’est normal. Dans peu de temps, les gens de Nouvelle réaliseront tout le travail qu’on y met », explique-t-il.

 

« En Gaspésie, nous sommes riches »

Akotchayé conclut notre entretien avec un rappel amical. Il est important, pour lui, que les gaspésiens (et les néo-gaspésiens) s’ouvrent les yeux et réalisent l’ampleur de la richesse qu’ils et elles ont.

Du 18 au 24 octobre prochain sera célébrée la semaine québécoise des rencontres interculturelles. Une occasion de souligner, de rencontrer et de découvrir les richesses que procure la diversité culturelle.

« Que les gens de la Gaspésie soient fiers de toute la diversité culturelle qu’il y a ici. Cependant, je trouve que toute cette diversité n’est pas encore assez vue. Ce sera une belle occasion de le souligner. Ça ne peut qu’être bénéfique pour la Gaspésie », conclut Akotchayé Lawin-Ore.

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