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07 juin 2021

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

« Le leadership du PQ a été très néfaste pour moi » -Sylvain Roy

DÉPART DU PARTI QUÉBÉCOIS

Sylvain Roy

©Alain Lavoie - Chaleurs Nouvelles

Sylvain Roy siège maintenant à titre de député indépendant.

L'ex député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, explique que l'élection de Paul Saint-Pierre Plamondon à la tête du parti a été le début de la fin pour lui.

Sylvain Roy estime que son sort était scellé d'avance lorsque Paul Saint-Pierre Plamondon a annoncé un rajeunissement du parti. « Il a présenté de modernisation en 2017 qui se traduit aujourd'hui par un manque flagrant de respect et d'intérêt pour les députés qui ont un certain âge dont je fais partie même si je n'ai que 56 ans. L'idéologie de l'exaltation de la jeunesse en politique est un mythe parce que le jeune vient d'un milieu avec des valeurs et une représentation du monde qui le suit. À mon avis, un vrai rajeunissement du parti passe par une diversité de députés qui proviennent de différents horizons sociaux, économiques et culturels. »

Par ailleurs, Sylvain Roy estime que la direction du PQ fait fausse route en utilisant une approche clientéliste. « Quand le chef m'a discrédité auprès des syndicats, ça m'a fait réfléchir sur ce qu'était devenu la politique. Le clientélisme s'adapte à la personne à qui l'on parle. Je trouve que ça manque de respect envers la population. C'est de la mise en marché qu'on utilise pour des objets de consommation qu'on applique à la politique et c'est extrêmement négatif. »

De plus, le député croit que le peu d'exposition médiatique qui lui a été offert par le parti et le peu de questions posées à l'Assemblée nationale traduit parfaitement bien le manque d'intérêt du chef à son égard. « Je voyais bien qu'ils avaient déjà un candidat de placer pour me remplacer. C'était orchestré alors je préférais quitter moi-même au lieu de les laisser me montrer la porte. L'histoire de la grenouille dans l'eau, je la connais et il n'était pas question de me laisser bouillir. »

Pour la suite des choses, Sylvain Roy estime ses chances de se représenter aux prochaines élections à 50-50. « Je veux que le PQ fasse une prise de conscience et se repositionne car je ne souhaite pas sa disparition, bien au contraire. Il y a encore mes collègues envers qui j'ai beaucoup de respect et qui étaient attristés de mon départ. Dans mon cas, le leadership a été très néfaste pour moi. Il m'a discrédité pour aller se chercher une propre crédibilité pour lui-même. »

Pour le moment, la Coalition Avenir Québec n'est pas une option s'il poursuit le développement de la même façon qu'il le fait actuellement, soit en misant sur les banlieues de Québec, donc en devenant une force d'attraction pour les résidents de l'Est-du-Québec. « Ce n'est pas le moment de faire de l'hyperconcentration avec tous ls problèmes écologiques et environnementaux que ça apporte », ajoute-t-il.

Pour le moment, Sylvain Roy poursuit son travail comme député indépendant et entend continuer à s'impliquer pour sa région, spécialement en ce qui a trait à l'enjeu du bois. « Pour les prochaines élections, il reste encore 15 mois. C'est long et il peut se passer encore bien des choses. »

 

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