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25 janvier 2021

L’accès au Nouveau-Brunswick davantage restreint depuis hier

Pont JC Van Horne

©Gracieuseté - Gilles Gagné

PANDÉMIE. Depuis dimanche, les citoyens d’Avignon ne peuvent plus se rendre au Nouveau-Brunswick qu’une seule fois par semaine afin de se procurer des biens essentiels. Pour ce faire, ils devront avoir en main un test négatif à un test de dépistage de COVID-19.

 

Cette mesure a été confirmée vendredi dernier par le gouvernement de Blaine Higgs, qui a annoncé que le nord-ouest de la province serait totalement confiné pour deux semaines à partir du 24 janvier. Le maire de Pointe-à-la-Croix, dont les citoyens sont directement concernés en plus des membres de la communauté autochtone de Listuguj, avoue en avoir ras le bol; il refuse que cette situation persiste.

« Je pense que la patience a atteint ses limites. L’accès au territoire du Nouveau-Brunswick est restreint depuis le mois de mars dernier, ça va bientôt faire un an. Il y a une accumulation de restrictions et de frustration. […] Depuis le début, on dirait que le gouvernement du Nouveau-Brunswick nous met des bâtons dans les roues », fait valoir Pascal Bujold. Avant l’application de ces nouvelles restrictions, aucun test n’était exigé et les citoyens pouvaient transiger par le pont J.C. Van Horne à raison de deux fois par semaine afin d’y faire des achats prioritaires.

M. Bujold s’explique d’autant plus mal cette décision que le bilan épidémiologique d’Avignon présentait, au moment de l’application des nouvelles mesures, moins de cinq cas actifs. De plus, l’éclosion de COVID-19 qui a été confirmée à Listuguj le 30 décembre dernier semble désormais chose du passé. « Je ne comprends pas pourquoi on a encore une fois peur des Québécois. C’est nous qui payons la facture, encore une fois. On s’en va vers le zéro (cas) et on fait très bonne figure. C’est l’incompréhension la plus totale », ajoute l’élu. Lundi, seuls neuf cas de coronavirus étaient toujours d’actualité sur toute la péninsule gaspésienne.

Mettre de la pression

Selon lui, des employeurs qui œuvrent d’un côté comme de l’autre de la frontière provinciale pourraient être confrontés à des refus, de la part de leurs employés, de se soumettre à des tests de dépistage; toujours selon M. Bujold, cela pourrait engendrer une pénurie de main-d’œuvre pour certains. Contacté depuis vendredi dernier par de nombreux de ses concitoyens, le premier magistrat n’entend pas demeurer les bras croisés. Il compte contacter la députée fédérale d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Kristina Michaud, afin que le fédéral examine la situation.

« Sinon, de l’autre côté, c’est certain que je vais demander aux élus du comté de Restigouche de faire pression. On comprend que ça affecte nos citoyens, mais ça affecte aussi ceux du nord du Nouveau-Brunswick », explique-t-il. Le politicien demande également aux gens touchés par la nouvelle de faire pression auprès de leur employeur, par exemple ceux œuvrant au centre hospitalier de Campbellton. « Je demande la solidarité des gens pour qu’on puisse arriver à notre but. »

Dans un communiqué émis à la suite de l’annonce, Frédericton précise que certaines exceptions s’appliqueront, notamment en ce qui a trait « aux personnes qui font des allers-retours quotidiennement pour le travail; aux opérateurs de transport commercial; et aux personnes qui doivent se déplacer pour obtenir des soins médicaux, des services de garderie et pour la garde d’enfants ».

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