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15 décembre 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Saint-Alexis-de-Matapédia perd de nouveau son épicerie

épicerie Saint-Alexis

©Photo Chaleurs Nouvelles - Roxanne Langlois

L'épicerie a ouvert ses portes le 13 février 2020.

AFFAIRES. Après un peu moins d’un an, Saint-Alexis-de-Matapédia perd une nouvelle fois son marché d’alimentation avec la fermeture prévue le 23 décembre prochain de l’Épicerie famille Lavoie.

 

Le commerce, qui comptait notamment une section dédiée à la quincaillerie ainsi qu’un poste d’essence, avait ouvert en grande pompe sous la bannière Marché Bonichoix le 13 février 2020. Or, l’achalandage n’a malheureusement pas été au rendez-vous.

« Nous avons travaillé avec tout notre cœur et fourni beaucoup d'efforts pour avoir une épicerie dans notre municipalité. Nous y avons cru et continuons de croire qu'il est primordial d'en avoir une à proximité », peut-on lire dans une publication Facebook effectuée par la famille Lavoie, à l’origine du projet, le 13 décembre.

Rappelons que l’ouverture du commerce avait été célébrée au sein de la municipalité d’un peu moins de 500 âmes, puisque l’entreprise privée était vouée à remplacer la coopérative d’alimentation de la municipalité, officiellement fermée en avril 2019. Celle-ci avait été en opération pendant 103 ans.

Au moment de l’ouverture, le propriétaire, Joël Lavoie, avait indiqué au Chaleurs Nouvelles que l’épicerie constituait un investissement d’environ 250 000 $. La Municipalité avait quant à elle injecté 10 000 $ dans l’aventure, un montant conditionnel à ce que de l’essence soit vendue sur place. Précisons que des services de boucherie et de boulangerie étaient également offerts sur place.

Le maire réagit

Le maire de Saint-Alexis-de-Matapédia, Guy Gallant, a appris la nouvelle sur Facebook. Il juge regrettable la fermeture de ce commerce qui avait été fort bien accueilli localement. « C’est vraiment une annonce très, très triste pour la population, mais aussi pour la famille Lavoie qui avait mis énergie, temps et argent dans ce beau projet-là », a commenté le premier magistrat qui n’a pas caché sa déception. Selon lui, « le service était là et la courtoisie aussi »; il lève d’ailleurs son chapeau aux entrepreneurs à l’origine de l’initiative.

Le maire comprend entièrement la décision prise par le propriétaire. Si la fermeture des frontières du Nouveau-Brunswick a changé les habitudes de consommation de plusieurs, d’autres ont pris la décision d’aller s’approvisionner dans de plus grandes surfaces à l’extérieur des Plateaux, par exemple à Amqui. « Ça a fait mal à l’entreprise, qui a essayé d’apporter des nouveautés et de nouvelles façons de faire pour attirer les consommateurs », note l’élu. « On peut bien demander aux gens d’acheter localement, mais tout le monde a toujours une raison », déplore par ailleurs M. Gallant.

Et l’avenir?

Ayant déjà lui-même possédé une entreprise qui a dû fermer ses portes en raison d’un achalandage insuffisant, Guy Gallant comprend qu’il demeure difficile de maintenir à flot un petit commerce nécessitant l’embauche d’employés et en affaires au sein d’un aussi petit bassin de population. Ce dernier ne perd néanmoins pas espoir quant à l’avenir du bâtiment, actuellement à vendre, même s’il juge que sa vocation devra sans doute être revue.

« Nous, à la Municipalité, ce que l’on dit, c’est que si jamais quelqu’un de sérieux se manifeste, on sera là pour regarder s’il peut encore y avoir un accompagnement », résume Guy Gallant.

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