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23 septembre 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Plus de signalements à la DPJ et de plaintes retenues en 2019-2020

Enfant

En 2018-2019, la DPJ de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine avait enregistré une hausse de de 6,5 % de ses signalements (1577); ceux retenus (580) étaient toutefois en baisse de 9 % par rapport à l’année précédente.

 

SOCIÉTÉ. Malgré un creux constaté ce printemps alors que la population était confinée, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a enregistré, au cours de la dernière année, une hausse de signalements ainsi qu’une augmentation significative de dossiers retenus.

L’instance a en effet reçu un total de 1706 signalements en 2019-2020 en ce qui a trait à des enfants et adolescents vulnérables, ce qui constitue une augmentation de 8 % par rapport aux douze mois précédents. L’équipe en place est allée de l’avant dans 733 des dossiers, c’est-à-dire 153 de plus qu’en 2018-2019. Il s’agit d’une hausse de 26,3 %.

Une plus grande vigilance du public ainsi que des acteurs gravitant autour des jeunes pourrait notamment expliquer ces résultats, alors que les statistiques régionales font écho à celles récoltées en province. « Je pense qu’au Québec, dans les dernières années, on a eu beaucoup de sensibilisation et beaucoup de drames, malheureusement, qui ont contribué à sensibiliser. Les gens signalent davantage et on est mis au courant de plus de situations », croit Michelle Frenette, directrice de la DPJ en région.

Le thème adopté dans le cadre de ce 17e bilan annuel est « Plus forts ensemble! »; la DPJ souhaite ainsi souligner l’apport des citoyens et des professionnels œuvrant dans des domaines comme la santé, l’éducation et les services de garde. La crise sanitaire a fait la preuve de leur contribution inestimable en matière de signalements, estime Mme Frenette. À preuve, une baisse considérable des cas portés à l’attention de la DPJ a été constatée au plus fort de celle-ci.

« Au mois d’avril et pendant environ six semaines, on a connu des baisses des signalements de 50 % à 60 %, parfois même 70%, ce qui révèle vraiment l’importance des partenaires autour des enfants […]et la différence que peut faire un voisin, une grand-mère, un organisme communautaire, les écoles et les CPE, qui ont d’ailleurs fermé les portes à ce moment-là », indique la gestionnaire.

Au moment d’écrire ces lignes, le portrait global semblait en voie de se régulariser, un redressement qui est notamment attribuable à la réouverture des écoles et des divers services. « On n’est pas revenus exactement à ce qu’on connaissait avant le début de la pandémie. En Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, on avait une moyenne d’entre 30 et 35 signalements par semaine. On est présentement entre 25 et 30 », nuance Michelle Frenette.

Prêts pour la deuxième vague

La DPJ dit avoir beaucoup appris de la vague printanière de COVID-19; cette période exceptionnelle et inédite a notamment permis aux intervenants de la DPJ de mieux s’équiper afin de mener à bien leurs activités professionnelles, qui n’ont jamais été interrompues. Comme c’est le cas de leurs différents partenaires sur le terrain, cette période trouble aura eu l’avantage de préparer le personnel à une deuxième vague.

« Nos équipes sont aptes à faire face à de l’intervention par Zoom, Teams ou visioconférence. Les portables sont disponibles et les équipements de protection aussi. Comme établissement, on est prêt. La première vague nous a permis de nous adapter », fait valoir Michelle Frenette. Des rencontres sont prévues prochainement avec les dirigeants des centres de services scolaires afin de s’assurer que le « filet soit maintenu » autour des jeunes, et ce, même dans l’éventualité où une ou des écoles fermeraient.

Notons que les problématiques signalées à l’équipe régionale de la DPJ demeurent relativement les mêmes que par les années passées. La négligence, les mauvais traitements psychologiques et les abus physiques sont respectivement les trois problèmes les plus souvent rapportés sur le territoire gaspésien.

Au Québec, 118 316 signalements ont été faits en 2019-2020, soit en moyenne 324 chaque jour.

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