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06 mai 2020

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Conciliation et solidarité envers les grands centres, plaide Sylvain Roy

COVID-19

Sylvain Roy David Philippe

©Sonia Landry - Chaleurs Nouvelles

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy.

Si certains ont vertement critiqué la décision quant à la levée des points de contrôle routiers à l’entrée de la Gaspésie le 18 mai, le député de Bonaventure a plutôt un message de conciliation, ayant notamment en tête l’industrie touristique qui en subira les contrecoups.

Dans une vidéo diffusée aujourd’hui, Sylvain Roy explique avoir été témoin de xénophobie, de peur de l’autre, donnant pour exemple le discours de certains élus qui invitent les gens à demeurer à Montréal et ne pas visiter la Gaspésie. « L’économie touristique a pris des années à se développer en Gaspésie et à acquérir ses lettres de noblesse, à développer une reconnaissance qui n’est plus à faire au Québec et même dans le monde. Et ça, ça peut s’effondrer assez rapidement », explique le député.

Rappelons aussi qu’en parallèle, une pétition initiée par un citoyen du Bas-Saint-Laurent exhortant la Direction nationale de la Santé publique de maintenir les points de contrôle afin de limiter l’accès dans l’Est-du-Québec a récolté ici plus de 18 000 signatures en ligne. Pétition qui réclame notamment un point de contrôle à La Pocatière jusqu’à la fin du mois de juin.

« Des discours qui invitent les gens de Montréal à rester chez eux peuvent être très mal interprétés par ces derniers et même faire en sorte que les effets collatéraux de la crise sanitaire puissent durer des années par le discours répulsif qui sont tenus actuellement face à des gens des villes », analyse l’ex-professeur en sociologie.

Selon lui, l’industrie touristique doit saisir la balle et bond et innover, s’adapter et proposer des solutions avec les plus hauts critères sanitaires. Officiellement, même si les points de contrôle seront abolis le 18 mai, le feu vert n’a toujours pas été donné pour redémarrer l’industrie touristique, que ce soit les hébergements, les musées, les parcs nationaux ou les restaurants, par exemple.

 « Au lieu de dire aux gens des villes de restez chez eux, nous avons la responsabilité de leur dire que nous allons tout faire pour développer une économie touristique sécuritaire qui va rassurer les résidents de la Gaspésie, mais aussi ceux et celles qui voudraient visiter nos régions, ajoute Sylvain Roy. Le mot d’ordre c’est créativité, imagination, adaptation; mais aussi compassion pour ceux et celles qui vivent dans des blocs pognés à côtoyer une masse d’individus, et qui ont peur. Au lieu de fermer nos régions, nous avons la responsabilité de nous adapter et permettre peut-être à des gens des villes – et on ne parle pas de tourisme de masse – de pouvoir avec des critères sévères vivre l’expérience des espaces et de la nature. Je pense qu’ils vont s’en rappeler, mais ils peuvent aussi se rappeler de ceux et celles qui ont dit de rester chez eux et qu’on ne les voulait pas. Soyons solidaires et développons ce qui a de meilleur dans notre humanité. Essayons de partager cet environnement fabuleux avec d’autres gens qui en ont vraiment besoin actuellement. »

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