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07 mars 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Des étudiants de Carleton-sur-Mer demandent à Québec de réinvestir les 197 M$ manquants

Programme d'aide financière aux études

Où est notre argent

©Photo Chaleurs Nouvelles - Roxanne Langlois

L’association étudiante du campus de Carleton-sur-Mer (AECC) a symboliquement servi aux étudiants présents, vendredi midi, des portions de Kraft Diner.

MOBILISATION. Des jeunes du Campus de Carleton-sur-Mer du Cégep de la Gaspésie et des Îles qui estiment qu’environ 100 000 $ ont été détournés de leurs poches par Québec ont symboliquement manifesté, vendredi midi, dans le cadre de la campagne nationale « Où est notre argent? ».

 

Après les étudiants de Gaspé la veille, c’était au tour de ceux de la Baie-des-Chaleurs de demander au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, d’investir les transferts fédéraux provenant du programme canadien de prêts et bourses étudiants dans l’aide financière aux études et de prévoir le tout dans le budget provincial qui sera déposé le 10 mars prochain.

Ils revendiquent ainsi, dans le cadre de la campagne menée par les associations étudiantes de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de l’Union étudiante du Québec (UEQ), que les sommes provenant de l’abolition, en 2016, des crédits d’impôts sur les manuels et les études destinées aux étudiants leur soient retournées.

Selon les deux regroupements, quelque 197 millions $ manqueraient actuellement dans le programme de prêts et bourses. « C’est de l’argent dont (les étudiants) ont besoin. Ce que l’on sait, c’est qu’il y a un retard accumulé des frais de subsistance dans le programme des prêts et bourses et un étudiant sur sept dit vivre de la précarité financière en lien avec ses finances personnelles », explique Phillipe Clément, président à la FECQ.

Cette précarité financière peut engendrer d’importantes répercussions dans le quotidien des membres de la communauté étudiante, rappelle-t-il : « C’est également le premier indicateur de détresse psychologique […]. On peut faire un lien, également, avec la réussite éducative qui peut être entachée ou diminuée par l’absence de revenus suffisants ». Ce dernier dit d’ailleurs recevoir ce son de cloche en provenance des campus collégiaux de partout au Québec.

L’association étudiante du campus de Carleton-sur-Mer (AECC) a symboliquement servi aux étudiants présents, vendredi midi, des portions de Kraft Diner. « Les gens nous disent qu’ils mangent souvent des Ramen et du macaroni, c’est quand même signe de quelque chose », ajoute le président de la FECQ.

Le président de l’AECC, Charles-Émile Leblanc, était quant à lui heureux de voir ses confrères et consœurs participer à la campagne nationale qui a actuellement cours: « C’est important, parce je pense que pour tous les étudiants, c’est un questionnement et un stress quand on parle de finances et d’argent, que ce soit pour la bouffe ou l’hébergement ».

Au campus de Gaspé, on estime que le manque à gagner se chiffre à 260 000 $.

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