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28 janvier 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Sylvain Roy veut de l’audace

Prochaine gouvernance du PQ :

Sylvain Roy

©Photo Chaleurs Nouvelles - Roxanne Langlois

Sylvain Roy a convoqué les médias mardi matin pour se faire entendre sur la course à la direction du Parti québécois.

POLITIQUE. S’il préfère ne pas s’avancer, pour le moment, quant au candidat dans la course qui obtiendra son appui, le député de Bonaventure, Sylvain Roy, est formel : le futur leader du Parti québécois (PQ) devra à tout prix « avoir de l’audace, sortir des chemins battus et redorer la légitimité de la classe politique ».

 

Le sociologue de formation a convoqué la presse locale, mardi matin, afin de faire entendre ses attentes relativement à la prochaine gouvernance de son parti. Dans un exposé basé sur son expérience politique, l’enseignant au collégial a fait valoir que le prochain leader devra notamment s’assurer que les ministres aient une meilleure latitude au sein de l’appareil gouvernemental et qu’ils puissent contrer ce qu’il appelle « l’usurpation du pouvoir politique ».

« Le chef de cabinet est souvent nommé par le bureau du premier ministre afin de surveiller les faits et gestes des ministres. Dans certaines situations, les sous-ministres imposent leur vision et directives aux ministres, qui ne deviennent simplement que des porte-paroles de leur propre ministère », déplore M. Roy.

Celui qui favorise un référendum dès la fin d’un premier mandat d’un gouvernement péquiste estime que le prochain chef du PQ devra également combattre « le syndrome de la compagnie d’assurance » bien présent au sein de sa formation politique.

Selon lui, plusieurs problèmes vécus par le parti au courant des dernières années s’expliquent par ce phénomène. « Le parti veut éviter les risques à tout prix, être sur des enjeux consensuels, ne pas offusquer ou mettre sur la défensive qui que ce soit, bref, ne pas se positionner de manière claire pour ne pas se mettre à dos des groupes ou des individus », fait-il valoir. À son avis, le parti politique, qui doit plutôt avoir le courage de ses décisions, est « potentiellement répulsif » en raison de l’image d’imprévisibilité qu’il projette.

Selon M. Roy, les régions du Québec devront également occuper une place importante dans l’agenda du futur chef. Pour lui, le débat sur la réforme du mode du scrutin n’est d’ailleurs pas prioritaire, les régions ayant « d’autres chats à fouetter » de façon plus urgente, notamment l’accès aux différents services.

Pas d’appui pour le moment

Si Sylvain Roy s’est déjà, par le passé, positionné en faveur d’un candidat, le député estime qu’il est trop tôt pour le faire dans le cadre de l’imminente course à la chefferie. « On va écouter les gens et donner la chance à tous les coureurs », lance celui qui siège à l’Assemblée nationale depuis sept ans.

Chose certaine, le père et grand-père qui a combattu un cancer l’année dernière ne compte pas, pour le moment, se joindre à la course, même s’il admet y avoir déjà songé. « Toute l’énergie que j’ai et l’expérience que j’ai à titre de député, je vais les mettre pour ma région. […] Pour le moment, ça ne fait pas partie de mes plans de carrière », lance-t-il.

Le député de Jonquière Sylvain Gaudreau, l’historien Frédéric Bastien et l’ex-candidat à la chefferie Paul St-Pierre Plamondon sont officiellement dans la course. D’autres aspirants leaders ont jusqu’ici indiqué être en réflexion, dont l’humoriste Guy Nantel et l’avocat spécialisé en immigration Stéphane Handfield. Les mises en candidature prendront fin le 9 avril prochain.

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