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17 janvier 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Encrer l’instant : quand la magie opère entre deux artistes

France Cayouette Esther Thériault

©Chaleurs Nouvelles - Roxanne Langlois

L’artiste multidisciplinaire Esther Thériault (en haut) et l’auteure France Cayouette, photographiées alors que les préparatifs de l’exposition « Encrer l’instant » allaient bon train.

ARTS VISUELS ET LITTÉRATURE. L’artiste multidisciplinaire Esther Thériault ne connait pas personnellement l’écrivaine France Cayouette lorsqu’elle l’invite à monter à bord d’une belle et grande collaboration. Deux ans plus tard, celles dont les sensibilités et les inspirations se marient à merveille présenteront le fruit de leur travail commun : l’exposition « Encrer l’instant », présentée au Musée acadien du Québec à Bonaventure et dont le vernissage est prévu ce dimanche à 14h.

 

L’aquarelliste Esther Thériault manie l’encre de chine depuis maintenant trois ans, laissant à ses élans créatifs et à ses mouvements le soin de créer des images. Celle-ci souhaite un jour y ajouter de la poésie. « Ma première idée, à la base, c’était d’écrire moi-même, mais je me suis dit que ce n’était peut-être pas la meilleure idée de tout faire toute seule », relate-t-elle avant de s’esclaffer.

Ayant apprécié les haïkus de Mme Cayouette, qui a jusqu’ici fait paraître cinq ouvrages littéraires, elle lui propose de fusionner ses mots à ses créations visuelles d’inspiration orientale pour en faire des haïgas, un style de peinture japonaise. « À l’origine, ce sont des poèmes calligraphiés qui accompagnent des encres. Nous, on s’inspire de cette tradition-là, mais avec des haikus », explique l’écrivaine, qui a accepté l’invitation avec plaisir.

Fort différentes, les deux artistes forment une équipe on ne peut plus complémentaire. « On a les rôles parfaits qui vont avec nos personnalités. France est contemplative, elle est capable de s’asseoir et de mettre son inspiration dans quelque chose qui ne salit pas la maison. Pour moi, c’est autre chose! Il faut que je fasse quelque chose de physique », admet celle qui œuvre au quotidien comme chiropracticienne.

Pour éviter toute forme de redondance, les deux femmes travaillent séparément ; le mélange se fait ensuite entre les œuvres créées par la première et les poèmes de trois vers rédigés par la seconde. Les créations qu’elles avaient déjà en main se mêlent également à de nouvelles spécifiquement conçues pour « Encrer l’instant ».

« Ce qui a été fascinant, c’est que la magie a tout le temps opéré. Il y a toujours eu des associations plausibles et possibles. Ça a été très étonnant », explique Mme Cayouette, pour sa part enseignante de métier. Précisons que les visiteurs qui assisteront au vernissage du 19 janvier auront en quelque sorte l’occasion de se prêter au jeu puisqu’ils auront, à cette occasion, le loisir de jumeler des haïkus signés France Cayouette à des encres encore dépourvues de texte créées par Esther Thériault.

À chacun son interprétation

Les 43 œuvres qui résultent de ce dialogue artistique seront présentées jusqu’au 15 mars prochain au musée. Les deux créatrices espèrent que les visiteurs apprécieront le résultat, mais surtout, qu’ils feront leur propre interprétation des tableaux.

« Le public peut apprécier chaque œuvre séparément, mais avec sa propre sensibilité, il va essayer de voir des liens entre les deux et il va vivre une autre expérience. C’est une troisième lecture, dans le fond », image France Cayouette. Précisons que la grille tarifaire du Musée acadien du Québec à Bonaventure sera en vigueur lors du dévoilement de l’exposition. Pour plus d’information, visitez le www.museeacadien.com.

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