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08 janvier 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Près de 3000 voix s’élèvent contre le racisme dans les arénas

Après un match houleux tenu à Paspébiac

Chiefs Gesgapegiag

©Photo Gracieuseté – Tirée de Facebook

La communauté autochtone de Gesgapegiag a sa propre équipe de hockey, les Chiefs. On la retrouve ici photographiée lors du Tournoi adulte amical de Paspébiac.  

MOBIBILISATION. Une mère de famille de Gesgapegiag décrie haut et fort des insultes racistes qui ont été proférées dans le cadre du Tournoi amical adulte de Paspébiac, le 4 janvier dernier. La pétition lancée sur le Web par Amanda Ottawa, revendiquant que la tolérance zéro soit instaurée en la matière, a jusqu’ici reçu une impressionnante vague d’appui.

Si l’instigatrice du mouvement n’était pas présente lors du match opposant les Chiefs de Gesgapegiag aux Goons de Chandler, son conjoint, un joueur de l’équipe de la communauté autochtone, Dave Condo, et son fils de sept ans lui en ont largement parlé à leur retour à la maison.

Alors que l’un des joueurs micmacs a notamment été traité de « christ d’indien » sur la glace par un joueur de l’équipe adverse, d’autres commentaires désobligeants du même type ont été entendus dans les vestiaires ainsi que dans les estrades, où des enfants de Gesgapegiag étaient présents pour encourager leurs parents et amis. La dame native de Manawan, une communauté atikamekw de Lanaudière, a été sidérée par la situation.

« Beaucoup de gens ne pensent qu’il ne s’agit que de mots, mais c’est plus que ça. Ça vient nous chercher. Excusez le mot, mais ça nous fait chier parce qu’on est en 2020. On n’est plus en 1960 ! », déplore la jeune maman. Au lendemain du match, celle-ci a donc décidé de lancer une pétition afin que les propos racistes ne soient plus tolérés dans les arénas. Amanda Ottawa ainsi que son conjoint Dave Condo aimeraient également que Hockey Québec intervienne afin que de telles situations, qui ne touchent pas que la communauté autochtone selon elle, se ne répètent plus.

« Il y a des gens qui disent qu’une pétition ne changera pas grand-chose, que ça ne vaut pas la peine. […]si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, mais je vais continuer à faire valoir que nous aussi, on mérite d’avoir du respect », fait valoir l’infirmière de formation.

La pétition, disponible sur le site www.change.org, avait récolté près de 3000 signatures au moment d’écrire ces lignes. Cet appui de masse constitue en quelque sorte un baume sur les récents événements, admet Mme Ottawa. « Ça fait réagir le monde de façon positive, parce qu’on reçoit beaucoup de messages. On est choyés qu’il y ait autant de gens qui soient avec nous. Je crois qu’il va y en avoir encore plus, parce que je sollicite toutes les communautés autochtones du Québec à participer », ajoute la Gaspésienne d’adoption.

Le nombre de signatures récoltées en ligne continuait de monter en flèche au moment de la publication de cet article.

Commentaires

8 janvier 2020

Sylvie Audette

Parce que le racisme n’a pas sa place pas plus dans les sports que dans la vie de tous les jours!

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