Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Voyage

Retour

02 janvier 2020

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Mettre le train-train quotidien sur pause… pour sept mois

La Famille Nomade

©Photo Gracieuseté - Éric Proulx

La Famille Nomade est composée d’Éric Proulx, de Mélissa Labrie et de leurs trois garçons Émilien, Antoine et Hubert, respectivement âgés de cinq, neuf et onze ans.

VOYAGE. Avez-vous déjà évoqué l’idée de mettre votre routine sur pause, histoire de réellement prendre le temps? Une famille de Maria qui souhaitait ralentir est passée, elle, de la parole aux actes : les Proulx-Labrie se sont envolés le 29 décembre dernier pour un voyage de sept mois qui les mènera dans au moins cinq pays ; ils invitent d’ailleurs les personnes intéressées à virtuellement prendre part à l’aventure.

Éric Proulx et sa conjointe Mélissa Labrie économisaient depuis 2015 en vue de ce qu’ils appellent leur « break de vie ». « Ça devenait de plus en plus évident qu’avec le train-train quotidien, les lunchs, l’autobus, les alarmes, les loisirs, le hockey, la piscine et le soccer, on avait besoin d’un "break". On avait la langue à terre, on était fatigués et on arrivait un peu dans la crise de la quarantaine. […] Ça amène des questionnements », admet sans détour le papa de 43 ans.

Les deux grands voyageurs qui ont, plus jeunes, multiplié les destinations ont ainsi choisi de se lancer à pieds joints dans un projet de voyage qui leur permettra de passer du temps avec leur progéniture. Ils sillonneront notamment l’Indonésie et l’Asie avec leur sac à dos, mais cette fois-ci aux côtés de leurs garçons Émilien (5 ans), Antoine (9 ans) et Hubert (11 ans). « Ça a toujours été un souhait de voyager avec les enfants », explique le père dans le cadre d’une entrevue réalisée quelques jours avant le départ.

Tel que prévu, le quintet a d’abord atterri à Cebu, aux Philippines, après un vol de 25 heures. De là, il compte éventuellement se rendre en Birmanie, au Népal, en Thaïlande, en Indonésie puis conclure son périple en Europe. Avion, train, bateau et autobus seront au menu ; la famille a d’ailleurs investi une petite partie de ses économies, avant de quitter le Canada, afin de compenser l’empreinte carbone engendrée par ses déplacements.

Alors que le cadet était très fébrile à l’idée de mettre le pied en Indonésie dans l’espoir d’y apercevoir un véritable dragon de Komodo, le plus jeune de ses frères avait pour sa part déjà hâte d’atteindre Paris, où devrait culminer leur périple. « Il y a mon équipe préférée de soccer et la tour Eiffel. En plus, les gens parlent français là-bas », précise Antoine.

Le pari d’un lien encore plus fort

Si les premiers jours de ce long voyage étaient déjà prévus au quart de tour, les parents comptent ensuite se laisser porter par le moment et par ce qui s’offrira à la famille au cours de cette aventure hors du commun. Ils sont convaincus que le jeu en vaudra largement la chandelle et que déconnecter de la routine à cinq leur permettra, par la suite, d’encore mieux connecter entre eux.

« On pense qu’après ça, le lien va être très fort avec les enfants, qu’on va avoir semé quelque chose qui va faire en sorte qu’on va toujours se comprendre et être capables de bien évoluer chacun de notre côté », explique le papa, qui possède son entreprise de production vidéo, La Semelle Verte.

Pour que puisse se concrétiser un tel périple, une myriade d’éléments ont néanmoins dû être pensés et évalués par le couple, particulièrement au cours des derniers mois. « L’une des grosses parties des préparatifs, c’était de réussir à tout organiser pour qu’on arrête de vivre ici pendant sept mois », explique M. Proulx.

Mélissa, qui enseigne l’histoire à l’école Antoine-Bernard de Carleton-sur-Mer, profitera d’un congé à traitement différé ; Éric a quant à lui laissé les rênes de la compagnie qu’il dirige depuis 2006 à une personne de confiance. Leur maison a été louée et les parents feront eux-mêmes, pour les prochains mois, l’école aux enfants afin que leur parcours scolaire ne soit pas interrompu. « On est chanceux, parce que ça va quand même bien à l’école pour les gars », admet Éric Proulx.

S’il ne possède à ce jour encore aucune date officielle ni de billet de retour, le clan aimerait revenir en terre gaspésienne au début d’août, question de donner le temps à la fratrie de retomber sur ses pattes avant la rentrée 2020.

Joignez-vous à l’aventure

Alors que leur entourage voulait suivre les Gaspésiens pendant leur périple, le producteur vidéo a choisi de joindre l’utile à l’agréable en mettant en branle le projet "Ma Famille Nomade" ; M. Proulx a lancé une page Facebook entièrement dédiée à l’ambitieuse initiative familiale et l’alimente religieusement depuis déjà plusieurs semaines.

Une panoplie de capsules y a d’ailleurs été partagée. Les personnes intéressées y retrouveront notamment les détails des préparatifs déployés et pourront évidemment suivre le quintet à travers le monde.

« On va être ensemble 24 heures sur 24 et on sait que c’est un défi. Je veux documenter tous les côtés, autant les moins le fun que les plus mémorables », explique celui qui est parti, pour ce faire, muni de tout le matériel nécessaire. Le retour à la maison, qui n’est pas à négliger selon lui, sera aussi éventuellement traité.

Éric Proulx, qui espère inspirer d’autres familles à tenter une telle expérience, n’exclut pas, à terme, de ficeler tout le matériel capté en un documentaire qui pourrait notamment être accompagné d’une conférence. L’entrepreneur a d’ailleurs multiplié les entrevues avec différentes personnalités reliées aux voyages et au tourisme avant de quitter la Gaspésie afin de complémenter l’expérience familiale.

Les détails des aventures des Proulx-Labrie sont disponibles sur la page Facebook "Ma Famille Nomade" et au www.mafamillenomade.com.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média