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30 octobre 2019

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

L'UPAC arrête un ex-employé de Sainte-Anne-des-Monts à Bonaventure

Arrestation d'un ex-employé municipal de Sainte-Anne-des-Monts, Michel Gosselin

Michel Gosselin

©Photo Dominique Fortier - Chaleurs Nouvelles

Selon l'UPAC, Michel Gosselin fait face à des accusations de fraude, d'abus de confiance, de fabrication et d'utilisation de faux.

Une perquisition a eu lieu mercredi matin à Bonaventure : l'ancien directeur des loisirs de Sainte-Anne-des-Monts, Michel Gosselin, a été arrêté par l'Unité permanente anti-corruption (UPAC).

L'ex-employé municipal a été appréhendé en lien avec des allégations de détournement de fonds de plus de 60 000 $ alors qu'il était employé de la municipalité, entre avril 2008 et septembre 2018.

Selon l'UPAC, Michel Gosselin fait face à des accusations de fraude, d'abus de confiance, de fabrication et d'utilisation de faux. Rappelons que l'UPAC avait débuté son enquête en octobre 2018 en débarquant à l'hôtel de ville de Sainte-Anne-des-Monts. À l'époque, la Ville confirmait avoir déjà entamé sa propre enquête à l'interne et contacté la Sûreté du Québec à cet effet.

Après avoir recensé plusieurs irrégularités dans les comptes de la municipalité, les dirigeants de la Ville avaient congédié Michel Gosselin le 31 octobre 2018. On parlait alors de lacunes administratives et d'irrégularités sans toutefois révéler la nature exacte de ces découvertes. Le maire, Simon Deschênes, avait évoqué la confidentialité du dossier mais affirmait du même souffle que le directeur des loisirs n'avait plus de la confiance de la Ville. « On a vérifié des choses et on voit qu'on a des motifs pour destituer l'employé de ses fonctions. Nous jouons avec l'argent des contribuables alors il nous apparaissait important de prendre nos responsabilités, ce que nous avons fait », avait-il déclaré.

Michel Gosselin devrai répondre prochainement aux accusations déposées contre lui. Sous le choc, le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, a expliqué qu'il était d'abord surpris par le montant de 60 000 $ évoqué par l'UPAC. « Je ne connais pas la teneur de l'enquête de l'UPAC mais de notre côté, nous avions seulement vérifié les derniers mois. Alors évidemment, que les montants que nous avions pendant notre enquête étaient beaucoup moins que 60 000 $. »

Le maire ajoute toutefois que la Ville a montré patte blanche et a fait ses devoirs, d'abord en collaborant avec l'UPAC pendant l'enquête puis en congédiant Michel Gosselin par la suite.

Quant à savoir si le processus de sécurité à l'interne est suffisant, Simon Deschênes avoue que la situation n'est pas simple. « Si on divise le 60 000 $ en dix ans, ça donne des fraudes de 6 000 $ par année. Il faut maintenant voir si la mise en place d'un processus de sécurité plus sophistiqué à coups de plusieurs centaines de milliers de dollars en vaut le coup. »

Le maire Deschênes conclut en mentionnant que certaines actions posées par l'ex-directeur des loisirs ont fort probablement bénéficié à certains individus qui, eux aussi, n'avaient pas intérêt à amener ces agissements devant le conseil de ville.

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