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30 avril 2019

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Paspébiac : une offre d’emploi jugée inéquitable soulève un tollé

©Photo Gracieuseté

Sylvain Roy dit avoir « sursauté » lorsqu’il a pris acte de l’offre d’emploi relayée sur Facebook le 27 avril dernier.

TRAVAIL. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, a demandé au gouvernement Legault de se pencher sur le dossier de l’équité salariale chez Unipêche M.D.M. de Paspébiac suite à la publication d’une offre d’emploi controversée. L’entreprise réfute quant à elle les allégations selon lesquelles elle serait ainsi contrevenue à ce principe qu’elle juge « primordial ».
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L’élu est monté aux barricades le 27 avril sur Facebook, qualifiant d’effrontée et d’inacceptable une offre d’emploi publiée sur le site Web de CIEU FM par l’usine de transformation de produits marins. L’annonce, qui a été modifiée à la suite du tollé soulevé sur les réseaux sociaux, indiquait vraisemblablement qu’un salaire horaire plus bas était offert aux femmes qu’aux hommes, soit 12,69 $ contre 13,28 $.

L’employeur a depuis fait son mea culpa, admettant que la rédaction de cet appel de candidatures était « incomplète ». Celle-lui a également défendu, par voie de communiqué, que la différence de salaire référait non pas au sexe du candidat ou de la candidate, mais bien aux deux lignes de production qui sont en opérations dans les installations et qui comportent des tâches différentes. Selon Unipêche M.D.M, celles-ci sont traditionnellement surnommées « ligne de femmes » et « ligne d’hommes » dans le domaine.

« Le salaire est déterminé selon la ligne de travail. Ainsi, si une femme travaille aux tâches sur la ligne d’hommes, elle reçoit le salaire de la ligne d’hommes et vice-versa », peut-on lire dans ce communiqué émis le 27 avril.

M. Roy, qui souhaite en avoir le cœur net, a néanmoins saisi la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) de se pencher sur la question. « Ce que je demande, c’est au gouvernement de faire enquête pour que la lumière soit faite là-dessus et voir si oui ou non, il y a discrimination au sein des travailleurs d’usine en Gaspésie », fait-il valoir. Ce dernier a d’ailleurs l’intention d’interpeler à ce sujet le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne.

À elle seule, la publication du député péquiste dénonçant cette offre d’emploi « au caractère sexiste » avait été, au moment d’écrire ces lignes, partagée à 390 reprises sur Facebook. Questionné par le Chaleurs Nouvelles à savoir s’il croyait aux explications fournies par l’usine de transformation, l’élu a fait montre de prudence.

« Je n’ai pas à commenter leur communiqué de presse. Je crois qu’ils avaient à réfléchir à la portée sociale d’un tel appel de candidatures. Ils vont vivre avec les conséquences de leurs actes », lance-t-il en entrevue.

Le porte-parole de la CNESST, Alexandre Bougie, confirme que l’instance a pris acte de la publication qui a circulé massivement sur les réseaux sociaux. « On a pris contact avec la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse pour coordonner nos actions. La CNESST va aussi contacter l’entreprise en question pour vérifier si la Loi sur les normes du travail et la Loi sur l’équité salariale y sont respectées », explique-t-il.

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