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24 avril 2019

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Mission accomplie pour Hervé LeBlanc

©Photo Chaleurs Nouvelles – Roxanne Langlois

Hervé LeBlanc a accepté de rencontrer le Chaleurs Nouvelles au lendemain de son retour à la maison.

SPORTS. Pour souligner ses 80 ans, Hervé LeBlanc ne souhaitait rien de moins que de s’offrir le Marathon de Boston en cadeau. C’est maintenant chose faite: le sportif de New Richmond est récemment rentré à la maison tout sourire… et avec une médaille très significative au cou.

C’est littéralement un rêve que l’octogénaire, qui célébrait son anniversaire la veille de l’événement, a réalisé en sol américain la semaine dernière. «C’est le marathon le plus vieux au monde. C’est vraiment mythique! Le parcours se fait sur la même route depuis 123 ans», lance M. LeBlanc.

Avec trois marathons derrière la cravate, celui qui pratique la course à pied depuis trois ans seulement est parvenu à décrocher son laissez-passer pour le Marathon de Boston grâce à un temps de 4h04 enregistré à Rimouski, l’an dernier. «Il faut avoir fait ses preuves ailleurs pour y participer. Je connais des gens qui essaient de se classer pour Boston depuis huit ou neuf ans», admet humblement l’athlète.

Prêt physiquement et mentalement, M. LeBlanc a pris le départ parmi les 32 000 marathoniens le 15 avril dernier, «un petit peu nerveux», sans plus. Ses enfants, Brigitte et Michel, l’ont accompagné aux États-Unis pour vivre ce grand moment à ses côtés.

S’il espérait compléter les 42,2 kilomètres de l’itinéraire en 3h59, le marathonien a plutôt réalisé l’exploit en 4h39. «Le principal, c’était de le terminer, de partir du point A et me rendre au point B. J’étais bien content!», précise celui qui a couru aux côtés d’un ami de Rimouski, Bernard Caron.

La première partie du parcours s’est très bien déroulée pour le duo; les deux partenaires s’en sont en quelque sorte tenus à leur plan de match initial. Or, la deuxième section a été un peu plus ardue pour M. LeBlanc, qui a dû composer avec des crampes aux mollets.

Misant sur son objectif d’atteindre le fil d’arrivée, le New-Richmondois a usé de sagesse; il a préféré ralentir sa cadence et prendre quelques pauses en chemin. C’est après avoir parcouru les 37 premiers kilomètres du trajet qu’il a pris conscience qu’il parviendrait réellement à franchir la ligne d’arrivée.

«J’ai tapé dans la main de mon copain. Je lui ai dit que pour moi, c’était dans la poche, qu’il n’y aurait pas de problème. Il me restait assez d’énergie», se remémore le Gaspésien en souriant.

Surpris de l’intérêt

Hervé LeBlanc a finalement pris le cinquième rang parmi les douze participants âgés de 80 ans et plus. Étonné que son succès soit applaudi de toutes parts, ce dernier mentionne simplement, en entrevue avec le Chaleurs Nouvelles, cette maxime qui résume très bien sa philosophie: «Quand on veut, on peut».

M. LeBlanc, pour qui l’âge ne représente véritablement qu’un chiffre, n’est pas du genre à étaler ses accomplissements. Si sa fille, emplie de fierté, a avisé les médias avant son départ pour Boston, le principal intéressé demeure très modeste.

Alors que les médias régionaux ont été nombreux à relayer son histoire, celle-ci a également fait la une du quotidien Le Soleil le 15 avril dernier. «Je ne pensais pas que ça déborderait comme ça. Je suis sur le même front page que Tiger Woods!, clame-t-il en riant.

La clé: l’entraînement!

Celui qui a, entre autres, multiplié au cours de sa vie les compétitions de marche athlétique, de ski de fond et de vélo de montagne est heureux d’avoir une santé lui permettant de relever, encore à ce jour, d’imposants défis physiques.

«Je suis chanceux, je n’ai pas de bobo et je n’ai mal nulle part. Je ne prends même pas de pilule», glisse celui a travaillé une trentaine d’années à la cartonnerie de New Richmond.

Pour le reste, le mécanicien de machinerie lourde à la retraite dit ne pas détenir de recette miracle: pour atteindre son but, il a misé sur un entraînement de 45 à 50 kilomètres par semaine et a suivi à la lettre son programme. Ce dernier a également pris soin de s’enquérir des bonnes méthodes pour éviter de se blesser lorsqu’il a débuté la course, à 77 ans.

Véritable amoureux du sport, Hervé LeBlanc n’entend certainement pas mettre de côté l’activité physique et ses projets. «Je ne peux pas arrêter… Pourquoi j’arrêterais?», questionne le grand-papa en s’esclaffant.

À court terme, le coureur compte prendre part au demi-marathon de la Baie-des-Chaleurs, le 2 juin prochain.

 

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