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23 avril 2019

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Trois entreprises dirigées par des femmes subventionnées par Ottawa

©Photo Chaleurs Nouvelles - Roxanne Langlois

La députée et ministre Diane Lebouthillier est entourée de Manon Lelièvre (Les Bergeries du Margot), Sabrina Mercier (Les Entreprises Raymer) et Camille Brideau (Cime Aventures).

ENTREPRENEURIAT. Ottawa délie les cordons de sa bourse pour supporter les projets d’affaires de trois entrepreneures de la MRC de Bonaventure. Toutes dirigées par des femmes, Les Bergeries du Margot, Les Entreprises Raymer et Cime Aventures se partagent près de 178 000 $ en subventions non remboursables.

De passage à Bonaventure, la députée de la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, a dévoilé ces sommes octroyées dans le cadre de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du gouvernement fédéral. L’élue a livré un plaidoyer en faveur de l’importance des femmes dans le monde des affaires, celles-ci ne dirigeant qu’environ 16 % des petites et moyennes entreprises canadiennes.

Défendant que « lorsque les femmes réussissent, la société dans son ensemble réussit », Mme Lebouthillier était on ne peut plus heureuse de voir son gouvernement soutenir des femmes innovantes de son comté. « Nous avons avec nous des modèles, des mentors, des chefs de file, des alliées, des briseuses de plafonds de verre et des leaders », s’est réjoui la députée.

Cap sur le Japon

L’entreprise Les Bergeries du Margot de Bonaventure, qui produit des agneaux nourris aux algues, profitera d’une aide financière de plus de 64 000 $ pour effectuer du démarchage à l’international : elle vise rien de moins que de nouveaux marchés au Japon. « Là-bas, il y a une très forte population qui veut des produits de qualité, des produits quand même luxueux. Les Japonais sont très pointilleux sur la qualité et les produits canadiens y sont très réputés », précise la directrice, Manon Lelièvre.

La compagnie, qui détient une capacité de production d’environ 2300 agneaux annuellement, a déjà exporté aux États-Unis en s’unissant avec quatre à cinq autres bergeries de l’Est-du-Québec pour profiter d’un volume suffisamment élevé. C’est précisément ce que Mme Lelièvre souhaite faire pour le Japon. Grâce à la subvention versée par le fédéral, cette dernière se déplacera en sol japonais lors de deux salons en février et en mars prochain afin de présenter à de potentiels clients ses agneaux de spécialité.

« Je n’aurais pas pu y aller toute seule. […] C’est le fédéral qui me permet de faire ça, sinon, il aurait fallu que j’attende longtemps avant d’avoir l’argent disponible », fait valoir la gestionnaire, qui aimerait voir l’agneau gaspésien se retrouver dans les assiettes des Japonais d’ici le printemps prochain.

New York et Boston dans la mire

Les Entreprises Raymer de New Richmond profite pour sa part d’un peu plus de 76 000 $. Cette subvention lui permettra de mettre sur pied une stratégie afin qu’elle développe de nouveaux marchés au Québec, en Ontario et aux États-Unis, notamment à New York et à Boston.

« Cette aide financière-là va nous permettre d’aller rencontrer des clients, d’envoyer des échantillons, de créer du matériel promotionnel et de couvrir les frais relatifs au développement de ce nouveau marché », explique Sabrina Mercier, directrice administrative et commerciale. Cette dernière estime que l’omble chevalier, qui constitue environ 90 % de la production en bassins intérieurs de la pisciculture, gagne à être davantage connu auprès des gourmets. « Ça a un goût délicat et une chaire vraiment intéressante pour les chefs », ajoute Mme Mercier.

L’entreprise certifiée Ocean Wise en est actuellement à augmenter sa production. Ce volume bonifié atteindra 50 tonnes de poissons dans les prochaines années, ce qui constituera une augmentation de 35 % à 40 % de sa capacité actuelle.

Tournée vers l’environnement

Cime Aventures, de Bonaventure, profitera de près de 37 000 $ pour rehausser sa performance environnementale. L’entreprise familiale, en opération depuis 31 ans, est désormais dirigée par Élodie Brideau.

Grâce aux fonds reçus, l’attrait touristique travaillera, de concert avec un consultant, à l’obtention de la norme internationale 14 0001. Cime Aventures sera d’ailleurs la toute première compagnie touristique québécoise à bénéficier de cette certification, qui vise à concilier les impératifs de ses activités au respect intégral de l’environnement.

Plusieurs actions déployées au sein de la compagnie embauchant 65 personnes mèneront à cette reconnaissance. « Comme l’essentiel de nos activités a toujours été étroitement lié à la beauté et à la pureté de la rivière Bonaventure, il nous importe d’assurer la conservation de ce décor enchanteur tout en minimisant notre empreinte environnementale et en maximisant notre responsabilité sociale », explique Camille Brideau, directrice des relations publiques.

Environ 200 des 3000 dossiers soumis à travers le Canada ont été acceptés dans le cadre de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat du gouvernement fédéral. Seules trois entreprises gaspésiennes avaient déposé une demande pour en bénéficier.

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