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19 avril 2019

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Des donneurs potentiels au secours de Johanne Robichaud

©Photo Chaleurs Nouvelles – Roxanne Langlois

Johanne Robichaud est photographiée avec son fidèle ami  à quatre pattes Shadow, d’un grand réconfort pour elle dans cette période difficile qu’elle traverse depuis huit mois.

SOLIDARITÉ. Le cri du cœur de Johanne Robichaud, cette Caplinoise à la recherche du bon samaritain qui acceptera de lui donner un rein, suscite de nombreuses réactions. Plusieurs donneurs potentiels se sont jusqu’ici manifestés, intéressés à lui offrir le cadeau le plus précieux qui soit, celui d’une nouvelle vie.

Depuis septembre dernier, la dame de 53 ans doit se rendre trois fois par semaine à l’hôpital de Maria pour recevoir les traitements d’hémodialyse qui lui sont désormais nécessaires.

Son quotidien a, au même moment, basculé : mère de deux enfants et grand-maman deux fois, Mme Robichaud n’a plus suffisamment d’énergie pour les cours de danse, les sorties en kayak et les soirées de cartes qui la comblaient auparavant. « Je suis encabanée depuis huit mois », résume-t-elle tristement au Chaleurs Nouvelles.

Pire, celle qui a troqué sa maison pour un petit trois et demi au même moment n’est plus en mesure de faire ce qui compte le plus pour elle : prendre soin de ses petits-enfants, Malick et Olivier. C’est précisément pour cette raison que la malade, atteinte du syndrome des reins polykystiques, compte tout faire pour recevoir l’organe qui lui permettra d’à nouveau « mordre dans la vie ».

« Mes petits-enfants sont tellement importants pour moi, confie Mme Robichaud, fondant en larmes. Ils m’aiment, ces enfants-là et depuis que je suis malade, ils s’ennuient terriblement de moi. Moi aussi, ils me manquent ».

La Gaspésienne, qui a des problèmes aux reins depuis son tout jeune âge, est bien placée pour comprendre combien une greffe peut faire une différence dans un quotidien. Ayant elle-même reçu un nouveau foie en 2013 relativement au même problème de santé, elle a également vu son père et sa sœur souffrir du même mal. Tous deux ont bénéficié d’un nouveau rein. Sa fille est d’ailleurs atteinte de la même maladie génétique.

Un appel entendu

Contactée le 18 avril par la radio CieuFM et appelée à commenter un autre dossier relatif à l’hémodialyse, la dame a alors divulgué son rêve : celui de trouver un donneur vivant, homme ou femme, d’un groupe sanguin compatible (A, B ou O) qui accepterait de poser ce geste on ne peut plus altruiste.  

« On peut très bien vivre avec un rein, je le sais. Mais demander à une autre personne qu’on ne connait pas de le faire, c’est très difficile », admet celle qui a longtemps hésité avant de faire connaître son souhait.

Sa tentative est bien loin d’être passée sous silence: repris par d’autres médias régionaux et nationaux, son message a été partagé massivement. Résultat : plusieurs personnes, majoritairement des jeunes, l’ont contactée depuis pour s’enquérir des démarches à suivre pour lui venir en aide.

« Je suis vraiment émue et épatée de ça, je n’en reviens pas. Je suis sans mot. On dirait que ça ne se peut pas », lance-t-elle, les yeux dans l’eau, néanmoins consciente que la partie n’est pas gagnée.

Donneur en santé recherché

Selon la Fondation canadienne du rein, « un don vivant de rein est le plus souvent effectué par un membre de la famille, comme le père, la mère, un enfant, un frère ou une sœur ».

Si Mme Robichaud en vient ainsi à solliciter l’aide d’inconnus, c’est qu’elle ne dispose d’aucun proche suffisamment en santé ou en mesure de poser ce geste significatif. Qui plus est, son cas n’est actuellement pas considéré comme assez urgent par le système de santé pour être priorisé pour les dons d’organes effectués lors de décès.

Le bon samaritain recherché ne doit présenter aucun signe d’hypertension, de diabète, de cancer, d’insuffisance rénale, de cardiopathie ou d’hépatite. Il doit être âgé de 20 à 65 ans.

Dans le cas de Johanne Robichaud, la greffe souhaitée aurait lieu à l’Hôtel-Dieu de Québec. Si une personne compatible se manifeste, environ six mois pourraient s’écouler avant que l’intervention tant attendue ne survienne. Le donneur devra être hospitalisé pendant une semaine et bénéficier d’une période de rétablissement d’environ un mois.

Mme Robichaud, qui se croise les doigts, a jusqu’ici référé les donneurs potentiels au www.rein.ca (section Dons d’organes) afin qu’ils s’informent quant au processus et aux risques encourus par une greffe et signalent leur désir de l’aider. Les personnes intéressées sont invitées à faire de même.

Commentaires

20 avril 2019

Megan

Je voudrais bien aider mais je nai qun seul et unique rein je lui souhIte bonne chznce :(

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