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10 avril 2019

Roxanne Langlois - rlanglois@lexismedia.ca

Activités minières: la MRC d’Avignon identifie les zones incompatibles

©Photo: Gracieuseté-MRC d'Avignon

Voici la carte des zones identifiées comme incompatibles par la MRC Avignon.

EXPLOITATION MINIÈRE. Mieux vaut prévenir que guérir: c’est dans cette optique que la MRC d’Avignon a adopté, le mardi 9 avril, un projet de règlement identifiant les zones que l’instance juge incompatibles avec une potentielle activité minière.

Si des parties du territoire font bel et bien l’objet de claims, aucun projet minier n’est actuellement dans les cartons, souligne la MRC. Qu’à cela ne tienne, l’instance, autorisée depuis 2016 par le provincial à identifier les lieux où cette industrie ne serait pas la bienvenue, a choisi de se positionner.

«Si on laissait passer ce processus-là, on laissait le territoire ouvert à l’activité minière. On aurait pu avoir des situations assez perturbantes à différents niveaux. […] Un jour, il n’y a pas de mine, et le lendemain, il peut y en avoir une. On n’a pas pris de chance», image le directeur général de la MRC, Gaétan Bernatchez.

C’est pour conserver la qualité de vie et les paysages ainsi que pour favoriser le tourisme que l’instance planche sur le projet depuis plusieurs mois. «Ça va permettre d’éviter qu’on ait une mauvaise cohabitation entre l’industrie minière et les autres ressources du territoire», explique M. Bernatchez.

Selon lui, les élus jugeaient important de faire l’exercice; Avignon est d’ailleurs, officiellement, parmi les premières en province à saisir la balle au bond.

En se basant sur les critères fournis par Québec, l’organisation a identifié de nombreuses zones. On parle, notamment, de l’ensemble des périmètres d’urbanisation assortis d’une bande de protection d’un kilomètre, de lots où se déroulent des activités à caractère historique, culturel, patrimonial ainsi que des paysages culturels. Les endroits où l’on opère de l’agrotourisme ou du récréotourisme font également partie de la liste.

«Ce que l’on a mis comme protection couvre quand même assez grand et ça fait le travail au niveau de la protection que l’on recherche», plaide le directeur général. De plus, ajoute le gestionnaire, la MRC sera fin prête à réagir lorsque le provincial se penchera de la même façon sur la question des hydrocarbures.

«On s’attend à ce que ça se fasse éventuellement. Si on a fait un travail de caractérisation de ce qui doit, à notre avis, faire l’objet d’une protection, on en aura peut-être moins à faire», prévoit Gaétan Bernatchez.

La MRC adoptera le règlement lors de la réunion des maires de juin prochain puis acheminera celui-ci à Québec. Une analyse visant à valider si cette règlementation correspond aux exigences gouvernementales sera ensuite menée.

D’ici là, la MRC a adressé, en date du 13 décembre 2018, une demande de suspension temporaire de nouveaux titres miniers sur les territoires identifiés comme incompatibles.

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