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07 mars 2019

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Le Fin Gourmet coupe son quart de nuit par manque de main-d'œuvre

ÉCONOMIE

Restaurant Au fin gourmet New Richmond

©Photo Patrick Giguère - Chaleurs Nouvelles

Le restaurant Le Fin Gourmet de New Richmond a pris la décision de diminuer ses heures d'ouverture en raison d'un manque d'employés.

Le seul restaurant du secteur qui offrait des repas 24 heures sur 24 abandonne le quart de travail de nuit en raison d'un manque criant de main-d'œuvre. Pour le propriétaire, Pierre-Olivier Bujold, cette décision était devenue inévitable, vivant cette problématique depuis maintenant une dizaine d'années. Ce dernier avait d'ailleurs déjà été forcé de fermer quelques nuits par semaine l'année dernière. « Ce n'est pas propre à mon secteur. Trouver des gens pour travailler de nuit a toujours été difficile. Nous avons donc pris la décision de ne plus se battre avec ce problème. Ça dépasse nos capacités à le résoudre et tous nos employés en écopent. »

Pierre-Luc Bujold explique qu'il s'agit d'une décision d'affaires visant à s'adapter aux nouvelles réalités. En ayant un bassin limité d'employés, le restaurant se voyait forcé de faire appel à son personnel régulier pour les remplacements. « Lorsque la personne qui devait rentrer de nuit ne se présente pas et que je dois appeler la cuisinière de jour à minuit en réveillant toute sa famille pour lui demander d'arriver à l'ouvrage à 4 h du matin pour faire la mise en place pour le déjeuner, c'est plutôt désagréable », ajoute Pierre-Olivier Bujold.

Et les solutions?

Pour ce qui est des solutions, celles-ci sont rares et difficiles à mettre en place. La main-d'œuvre immigrante s'est déjà avérée intéressante mais le processus est lourd, long, coûteux et complexe. « De plus, en étant dans un commerce de service à la clientèle, il faut considérer la langue et s'attendre à ce que certains travailleurs déchantent lorsque des températures de -30 degrés se présentent », explique le propriétaire.

Quant à l'embauche étudiante, la réalité des horaires des cégépiens et des universitaires rend cette solution peu adaptée. « Ma saison touristique commence à la Fête nationale et se termine au 1er septembre alors que les étudiants sont prêts à travailler à temps plein dès la mi-mai mais retournent aux études au début août », explique-t-il. Ainsi, le restaurant doit trouver des heures à donner aux étudiants en juin pour ne pas qu'ils quittent leur emploi et se retrouve le bec à l'eau à l'arrivée du mois d'août.

Conséquemment, Pierre-Olivier Bujold a décidé qu'il était plus sage de ne plus se battre contre vents et marées et de simplement se concentrer sur les quarts de jour et de soir, soit de 5 h à 23 h. Le Fin Gourmet a pignon sur rue depuis maintenant 40 ans et emploie une trentaine de travailleurs.

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