Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

20 décembre 2018

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Rémi Massé remet son rapport sur la pénurie de main-d’œuvre en région

EMPLOI

Emploi Travailleur

©Stéphane Quintin - Chaleurs Nouvelles

Un mois après avoir rencontré, du 13 au 15 novembre, plusieurs représentants du monde économique de sa circonscription, le député d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé, a remis le rapport de ses consultations à Ottawa pour tenter d’apporter des solutions au manque de travailleurs dans l’Est-du-Québec.   

Lors de rencontres à Carleton-sur-Mer, Sainte-Flavie, Matane et Amqui, le député Rémi Massé est venu recueillir, le mois dernier, différentes doléances du monde économique pour lutter contre la problématique du manque de main-d’œuvre dans sa circonscription où, selon lui, comparativement à 17 % pour l’ensemble du Canada, la part des 65 ans et plus atteint le seuil de 25 %, accentuée par le départ à la retraite des baby-boomers. L’objectif de la démarche était avant tout d’identifier les particularités locales de ces enjeux, afin de rapporter au gouvernement des pistes éventuelles de solutions. « La pénurie de main-d’œuvre nécessite des actions sur plusieurs fronts et le gouvernement fédéral détient des leviers afin de participer à cet effort », a-t-il mentionné, en remerciant les près de cent employeurs, élus, chefs d’entreprise, représentants d’organismes communautaires et économiques de la région pour leur participation à cette consultation, pour laquelle il a souligné la forte mobilisation du milieu, révélatrice de l’urgence des enjeux. « Des pistes de solution identifiées dans ce rapport sont maintenant à l’étude et ont fait l’objet de discussions avec nos partenaires », a-t-il ajouté, en précisant avoir partagé les conclusions de cette enquête avec plusieurs ministres fédéraux, en charge du Travail, des Finances ou encore de l’Immigration.

Le retour des aînés sur le marché du travail ?  

C’est l’une des thématiques abordées dans son rapport par Rémi Massé, qui a rappelé que 57 % des citoyens de 65 ans et plus de sa circonscription bénéficiaient du supplément de revenu garanti, contre 36 % à l’échelle de la province. Combiné à la sécurité de la vieillesse, ces derniers ne disposeraient ainsi que d’un revenu annuel frôlant les 18 000 $. « Dans un contexte où le quart de la population de la région est âgée de 65 ans et plus, il ne fait aucun doute que les aînés représentent, par leurs connaissances, leur expérience et leur expertise, une source de main-d’œuvre inestimable pour les employeurs d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia », a déclaré le député fédéral. Selon lui, plusieurs aînés qui souhaiteraient retourner sur le marché du travail, ne serait-ce qu’à temps partiel, regrettent un désavantage dissuasif sur le plan fiscal, en raison d’une diminution de leurs prestations sociales. D’autres enjeux comme le trou noir, certaines exigences du régime d’assurance-emploi, qui poussent les prestataires à déménager, l’embauche de personnes vivant avec des limitations fonctionnelles ou encore le développement d’incitatifs à l’emploi pour des postes en région ont aussi été évoqués dans son rapport, tout comme le dossier central de l’immigration.

Favoriser l’immigration

« Le processus pour engager des travailleurs étrangers est complexe, long et trop coûteux, alors que les besoins en main-d’œuvre sont immédiats. Sans l’arrivée prochaine de renforts, certains propriétaires n’auront pas d’autres choix que de ralentir de façon significative leurs activités, voire même, dans certains cas, de fermer leurs portes, non en raison d’un ralentissement économique, mais plutôt d’un manque de main-d’œuvre », a résumé M. Massé. Ce dernier a reçu un message unanime au cours de ses consultations : la complexité de la paperasse administrative dissuade certains travailleurs de venir s’établir en région et certains employeurs de recruter des étrangers.

À noter que des entreprises de la circonscription, à cause de la lourdeur du processus, sont même prêtes à payer jusqu’à 90 000 $ par employé à des firmes spécialisées pour favoriser le recrutement. Le milieu économique trouve aussi anormal de ne pas aider davantage les immigrants détenteurs de formations en forte demande. Les domaines de la foresterie, des pêches et de la restauration souhaiteraient par ailleurs pouvoir bénéficier d’un programme similaire à celui appliqué aux ouvriers agricoles. Davantage de logements abordables sont aussi souhaités pour les travailleurs. Pour accentuer la rétention de cette main-d’œuvre, enfin, plusieurs employeurs ont demandé d’enclencher un processus de régionalisation de l’immigration dans les régions éloignées des grands centres urbains.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média