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28 novembre 2018

Sonia Landry - slandry@lexismedia.ca

Urgence climatique : Les citoyens veulent enrôler les municipalités

Pointe-à-la-Croix hôtel de ville

©Sonia Landry - Chaleurs Nouvelles

En Gaspésie, Pointe-à-la-Croix a été la première à signer la Déclaration d’urgence climatique.

Des citoyens de la Baie-des-Chaleurs s’organisent pour inciter les élus municipaux à poser des actions concrètes pour l’environnement.

Si 250 personnes ont marché à Maria, en novembre, pour lancer ce message aux élus, le porte-parole de l’initiative « L’Environnement s’invite au parlement - Baie-des-Chaleurs », Benoît Trépannier, croit qu’il faut maintenant s’asseoir avec eux pour planifier la suite des choses.

« Là, on veut vraiment passer d’actions ponctuelles à des actions continues […] pour éviter le fameux effet manifestation où on fait une manif, tout le monde est content, tout le monde rentre chez soi et finalement il ne se passe plus rien. »

Deux grandes rencontres citoyennes auront donc lieu le 8 décembre – l’une au Loco Local à Bonaventure et l’autre au Naufrageur à Carleton-sur-Mer à 14 h – afin de créer des comités dans chaque municipalité. Ils auront pour mandat de convaincre les conseils municipaux d’adopter la Déclaration d’urgence climatique en prenant des engagements précis.

« On va travailler avec les municipalités pour que le 7 janvier, le premier conseil municipal de 2019, une majorité de municipalités de la Baie-des-Chaleurs s’engagent dans la Déclaration d’urgence climatique, explique Benoît Trépannier. Il faut que dans les déclarations des municipalités, il y ait plus que la reconnaissance de l’urgence, il faut vraiment qu’il y ait des mesures précises. »

Cette déclaration a déjà été adoptée par des dizaines de municipalités au Québec. Elles reconnaissent ainsi que les gaz à effet de serre dans l’atmosphère et que la température moyenne du globe augmentent, que nous sommes en crise climatique, comme les scientifiques le démontrent, et que nous nous dirigeons à court terme vers une catastrophe climatique abrupte et irréversible qui menace la civilisation et la vie. Les groupes et les citoyens qui signent cette déclaration croient aussi que les actions des acteurs politiques sont inadaptées face à la situation dramatique qui se développe dangereusement.

Pointe-à-la-Croix emboîte le pas

En Gaspésie, Pointe-à-la-Croix a été la première à signer cette Déclaration d’urgence climatique.

Les membres du conseil se sont donc engagés « à donner l’exemple, à la hauteur de [leurs] moyens, en rendant le plus écoresponsable possible [leurs] actions quotidiennes » et à « consulter et à favoriser la participation de ses citoyens pour la mise en place des mesures préventive ».

Ils s’engagent même à inciter les autres municipalités avoisinantes à faire de même et à adresser des lettres aux autorités gouvernementales fédérale et provinciale afin de les enjoindre à reconnaître immédiatement l’état d’urgence climatique, notamment.

Le maire, Pascal Bujold, soutient par exemple qu’un arbre sera planté pour chaque 1000 kilomètres parcouru en voiture par le personnel et les élus de Pointe-à-la-Croix. Il envisage aussi de convaincre les commerces de bannir les sacs et les bouteilles d’eau jetables en plastique.

« Moi en bout de ligne, oui je vais regarder ça, mais je ne veux pas que ça ait un impact économique sur mes commerçants. Si j’interdis l’usage des sacs en plastique sur mon territoire, le Provigo, lui, il est obligé d’avoir des sacs en papier et ça coûte plus cher. Mais si à Campbellton ils n’ont pas le même règlement, ce n’est pas correct, donc il faut aller l’autre côté et convaincre de faire la même affaire. »

Commentaires

1 dcembre 2018

Aline Sérandour

Bonjour madame Landry, Pointe à la croix n'aurait-elle pas emboîté le pas après Matane et Gaspé . Ces deux municipalités ont signé la DUC le 20 novembre 2018.

3 dcembre 2018

Sonia Landry

Bonjour Mme Sérandour, D'abord, Matane ne fait pas partie de la région administrative de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Ensuite, pour ce qui est de Gaspé, ils ont l'intention de l'adopter ce soir (3 décembre), selon ce que me confirme le responsable des communications. Les élus de Pointe-à-la-Croix l'ont adoptée le 12 novembre dernier.

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