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Élections provinciales

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02 octobre 2018

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

La vague de la CAQ freinée dans l’Est du Québec

Élections 2018

©Wikipédia

Contrairement au reste de la province, une seule circonscription sur huit est passée sous l’aile de la CAQ dans l’Est-du-Québec, soit celle de Rivière-du-Loup-Témiscouata.

François Legault aura largement gagné ses élections en faisant élire un gouvernement majoritaire fort de 74 députés, mais n’aura pas réussi celui d'en faire entrer au moins un en Gaspésie.

Dans la circonscription de Gaspé, le candidat Louis Lebouthillier annoncé à la toute dernière minute – au jour 1 de la campagne électorale – a obtenu 19,4 % des voix, bon pour une 3e position. Ce dernier a été rapidement écarté de la course et a dû se contenter de regarder de loin la lutte serrée qui se jouait entre Alexandre Boulay et Méganne Pery Mélançon. Il n’a cependant pas à rougir puisque de manière pragmatique, la CAQ aura plus que triplé son résultat dans le comté. Le parti avait obtenu un maigre 6,2% en 2014. Le nombre de votes absolu a ainsi passé du simple au triple, de 1 192 à 3 493.

Au sud, dans Bonaventure, la caquiste Hélène Desaulniers a sensiblement récolté les mêmes résultats. Également troisième, elle a récolté 3 502 voix pour 16 % imposante course à sept. La candidate a aussi beaucoup mieux fait que les chiffres de 2014 alors que la CAQ n’avait obtenu que 1 061 votes, pour un maigre 4,3%.

Enfin, dans le comté voisin de Matane-Matapédia, le péquiste Pascal Bérubé l’a encore une fois aisément emporté avec une large avance de 69,4%, ne laissant que des miettes pour les autres partis. Petite surprise, le caquiste parachuté Mathieu Quenum – un agronome de Québec – a tout de même réussi à décrocher la deuxième position avec 3 379 voix; seulement 28 de plus que la libérale Annie Fournier.

À contre-courant

Au coude-à-coude avec le PLQ dans les intentions de vote à la veille du vrai test d’hier, tous les espoirs étaient permis chez les caquistes qui espéraient certainement mieux faire que la dernière fois. Il faut croire cependant que les propos martelés à maintes reprises par François Legault contre l’éolien et la cimenterie de Port-Daniel n’auront pas joué en sa faveur.

De passage à Gaspé l’an dernier en pleine tournée préélectorale, le chef de la CAQ avait rencontré quelques maires de la péninsule et approché quelques candidats potentiels dans le but avoué d’ajouter des députés au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, lui qui n’en avait aucun suite aux élections de 2014.

Pour expliquer cette faible performance de la CAQ, François Legault mentionnait l’an dernier l’absence d’organisation pour un parti naissant. « Nous n’avions pas eu le temps d’avoir une organisation électorale en Gaspésie. Cette fois, il y aura une équipe de bénévoles et des candidats connus. »

Malheureusement pour lui, malgré une hausse du nombre de partisans en Gaspésie, la vague de la Coalition avenir Québec a été freinée sur les berges de l’Est du Québec. Les comtés de Rimouski, Matane-Matapédia, Bonaventure et des Îles-de-la-Madeleine sont maintenant dans le giron du PQ, tout comme Duplessis et René-Lévesque sur la Côte-Nord. La circonscription de Gaspé est quant à elle libérale avec le nouveau député Alexandre Boulay. Le plus proche représentant de la CAQ a été élu dans Rivière-du-Loup-Témiscouata. François Legault n’a d’ailleurs pas mis les pieds une seule fois en Gaspésie lors de sa campagne électorale, sentant peut-être que ses chances étaient minces de l’emporter dans l’Est.

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